Nombre de gens piégés

jeudi 9 septembre 2010

The expandables (2010) de S. Stallone


« Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n'obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l'argent, ni pour la gloire, mais parce qu'ils aident les cas désespérés ». Un casting de rêve pour un scénario raplapla. Et encore, « un casting de rêve » ? J’ai peut être exagéré…
En tout cas se serait une injure que de vous dire que le film repose uniquement sur l’action et la violence (mais toujours pour le bien !), à quoi aurait-on pu s’attendre d’autre de la part du grand Rocky-Rambo et je ne sais quoi d’autre ? Un fait cependant ne trompe pas et prouve que personne ne s’est laissé berné : au moment de la projection du film, quand s’est affiché « a film by Sylvester Stallone » la salle a été prise d’un fou rire incontrôlable…Et comment l’en blâmer ? Tant que l’on sait ce que l’on va voir on est rarement surpris, pourtant il y a tout de même un fait gênant et agaçant dans cette superproduction, c’est cette pseudo morale sur le bien, le mal, le juste, l’injuste et toutes les autres dialectiques que la philosophie essaye de résoudre ou concilier depuis la nuit des temps ; Stallone, lui, en un film, résout toutes ces distinctions dans un condensé de violence et d’action simplissime au possible qui descend au niveau zéro toute l’intelligence qu’il y aurait pu avoir dans le film (de quoi de effrayer le malheureux Aristote et de torturer l’anciennement indéfectible Kant).
Mais après tout comme le dit le personnage incarné par Stallone dans le film, tout ce qui compte c’est de (en prenant une voix très grave) « sauver la fille » ! Vous l’aurez compris le ton est plutôt sarcastique, Stallone n’a pas évolué, que ce soit dans son cinéma aussi bien que dans sa mentalité, il s’agit toujours de sauver quelqu’un ou quelque chose d’un ennemi qui incarne toujours le mal absolu, le « grand Satan ».
Alors non, cette fois il ne nous fera pas avaler la pilule, les clichés abondent encore une fois à foison (les méchants sont des latinos, les chinois sont tous petits etc.), les hommes sont toujours très virils et ont pour devoir de sauver ou protéger les femmes (pauvre Simone, le féminisme en prend un coup). On a bien sûr le droit à une morale finale (vraiment bas de gamme) de coutume dans ce genre de production. Non vraiment parfois il faut savoir dire stop, et là je crois que qu’il est grand de temps de le dire.
Max.

1 commentaire:

  1. Quand les ricains nous servent de la daube en pélicule, ils régalent...

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