
Ce film est étonnant car il est tel une relique oubliée. Depuis ce film Alan Parker n'a pas réellement fait parler de lui et la mort jeune de l'acteur principal Brad Davis ne permet pas au spectateur d'identifier le film, de mettre un visage sur une oeuvre dont le nom est pourtant connu, reconnu,... L'univers carcéral et sa folie sont au programme. Surtout que la prison en question est une prison turque des années 1970. Un jeune yankie s'y retrouve pour une betise estudiantine. Et c'est la dégringolade, bien que coupable, il est enfermé dans les rouages d'un processus juridico-politique sans fin.
Ce que l'on retient c'est d'une part les dernières scènes du film, d'une rare intensité. Les plans d'Alan Parker révèle la promiscuité de la prison, les personnages résignés,... On est plongé dans la fatalité humaine, la résignation sans retour possible vers l'espoir. De l'émotion mais pas de héros, car l'homme se recentre sur sa survie, son désir d'espace vital, l'appartenance à une communauté plus ou moins pertinente...
Encore une fois, ce film est précurseur car il ouvre la breche à pas mal d'autres films. Il est donc difficile d'apprécier l'originalité du film, tant tous les élèments, les cadrages, les idées scénaristiques autour de la prison ont été repris et vus maintes fois.
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