Il était temps de mettre en avant en premier article de ce blog qui fête sa première année, un film d'un plus grand intérêt qu'Anthony Zimmer. Pardon le cinéma français.Délivrance fait parti de ses films qui ont une aura bien mystérieuse, on en parle sans être trop explicite. Comme si l'âme etait toujours tourmentée par l'expérience de quatre hommes qui décident lors d'un week-end de descendre une rivière qui bientôt ne sera plus, du fait de l'activité humaine. L'occasion d'entendre un discours téinté d'anticapitalisme écologiste par Burt Reynolds. On entend un Hulot plein de téstostérone, magique.
Ces longues descentes en canoë sont des moments de contact avec un univers qui ne sera plus, si peu connu et désormais condamné à l'oubli.
Et c'est dans cet environnement qui appartient presque déjà au passé que les quatres compères se lancent.
De ce duel guitare/bandjo (civilisation/primitivité), de cette scène de viol sauvage, émerge une tension permanente.
Où sont-ils? Où vont-ils?
La fin du film évite le happy end, l'incompréhension et le traumatisme règne. Où étaient-ils? Est-ce bien réel? Cet univers sans réponse a désormais été englouti.
John Boorman signe un film d'une liberté assez surprenante pour l'époque et pour le cinéma américain.
Ce film est trop bien!!
RépondreSupprimerQuelle tension!!