Nombre de gens piégés

samedi 10 juillet 2010

Mammuth (2009) de B. Delepine et G. de Kervern


« La retraite, une caissière, un boucher, Royan, Depardieu, une moto, un super U, Adjani, un videur, Siné, une prostituée, le Rancho, des poupées, une piscine, la mer … » tels sont les ingrédients réunis au sein du nouveau film des compères Louise Michel pour aborder un thème de grande importance (et ce n’est pas Woerth qui va nous contredire) : la retraite, mais la retraite des plus démunis.

Si l’humour est toujours aussi présent (parfois satirique) le film conserve un aspect grave et sérieux de rigueur pour un thème aussi crucial. Les scènes « comiques » ne le sont qu’au dépend des personnages, semant ainsi le doute chez le spectateur qui ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer.

Pourtant si Depardieu est convaincant dans son rôle de boucher d’abattoir à la retraite, le film, lui, reste succinct ; on apprécie le paysage (Charente-Maritime oblige), mais on ne sait pas par quel bout prendre le mammouth : des scènes difficiles comme la rencontre avec le videur ou avec sa nièce à complètement folle-dingue côtoient des scènes hilarantes en présence de Kervern lui-même ou de Siné en grande forme.

Mais si comme moi tu reste mitigé face à ce film c’est tout simplement « parce que t’es con »…

Max la menace.

1 commentaire:

  1. T'es moche, tu pues, t'es con: message univoque pour nos amis les futurs retraités...
    Moralité on ne discute pas contre les préjugés.
    On s'enfuie sur sa moto, traverser les plaines monotones de Charente (si, si j'insiste: monotone).

    Un film qui flirte avec l'anarchisme stricto sensu, réponse au dialogue social que des gens bien placés invoquent mais qui est définitivement inexistant.

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