Nombre de gens piégés

lundi 9 août 2010

Dans la brume éléctrique (2008) de B. Tavernier


Polar filmé de façon assez surprenante sans trop de fioritures, allant directement au concret. Dans la brume éléctrique se situe dans le contexte de l'aprés-Katrina, le cyclone qui a dévasté la Floride et les états américains voisins.
Un meurtier de jeunes femmes sévit tandis que l' Etat semble reprendre de la couleur au niveau économique grace à des investisseurs pour le moins douteux. La méfiance régne donc. Mais, Tavernier ne l'éxagére pas, la vie reprend toujours son cours. Et cette sincérité du réalisateur rend le film réaliste et évite les pesanteurs d'athmosphéres etouffantes.
Tommy Lee Jones (inspecteur Robicheaux) ne joue pas les gros bras mais un flic tout juste sorti de ses années d'alcoolisme avec nombre de séquelles, et ces visions étranges liées aux marais... De ses hallucinations, Robicheaux semble en tirer des vertus.( Mystico-psychédélisme?).
Toutefois, le film offre une réflexion sur la justice et la maniére dont on la rend. Sujet qui apparait souvent lorsqu'un film se déroule en Amérique. Le mythe du cow-boy n'en finit pas de transpirer film aprés film.
Au final, ça nous donne un film trés brut, révélateur du traumatisme d'une région dévasté, et pas toujours convaincant ( c'est d'ailleurs paradoxal mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec moi-meme, au sujet des marais, n'etaient-ils pas propices à des inventions quelque peu plus mystérieuses? Enfin aprés tout c'est pas Pirates des Caraibes...).
Emprise du cinéma américain sur Mr. Mussles, peut etre.

A voir.
Mr. Mussles


5 commentaires:

  1. Beaucoup de films amerloques sur le blog...ça commence à puer le capitalisme libertaire et bureaucratique outrancié. Saison noir pour le cinéma extra-hollywoodien?
    En tout cas on dirait que nous ne mangerons plus de cerises en hiver, mais peut etre que l'année prochaine à Marienbad?...

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  2. Il n'y a qu'un point qui rattrape le film: l'histoire se déroule en Louisiane (ancienne possesion française)et le réalisateur est en partie français. Ouf me direz-vous, on a évité le dogmatisme idéologique obamien.

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  3. C'est vrai que Martin Provost ou Xavier Gianolli ça sent plutot l'Illinois...
    L'amalgame capitalisme=Etats Unis est louable mais trop mélanchonniste pour deux sous...
    Franchouillard incompris; Brave Max...

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  4. Je ne parlais pas de Provost ni de Gianolli mais du blog dans son entier, ensuite je ne suis pas franchouillard mais chauvin (attention à l'amalgame mal placé).

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  5. Un témoignage trés éclairant...
    On apprécie et Tavernier qui a dévoré l'article aussi.
    ^^

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