Nombre de gens piégés

mardi 24 août 2010

Séraphine (2008) de M. Provost

Contemplatif et desservi par une Yolande Moreau illuminée, le césar du meilleur film 2008 présente et représente la campagne du bassin parisien dans le contexte historique de l'avant-guerre de 14. Belle reconstitution.
Le réalisateur, comme le spectateur, s'attarde dans les champs, les forets et les plaines. Mais aussi à travers la vie de domestique de S. de Senlis, domestique un peu fantasque et naive mais qui, au demeurant, crève la dalle sans jamais se plaindre. Ambiance de condition sociale. Tout est trés épuré, étudié pour aboutir à un résultat réaliste.
Réjouissance absolue de ce film: la peinture de Séraphine et l'évolution de celle-ci à travers sa vie.
Pieuse, Séraphine est montrée sous l'angle du divin mystère qui ne cesse de turlupiner le spectateur: mais d'où vient cette envie de peindre (bien avant l'inspiration)?

Une envie ex nihilo ?
Un bon film.

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