Nombre de gens piégés

lundi 11 octobre 2010

American Psycho (2000) de M. Harron


Le best-seller de Bret Easton Ellis se devait d'etre tourné au cinéma. Tout le monde doit connaitre Patrick Bateman meme si sa carte de visite n'est pas la plus belle bien qu'il ait choisi un blanc-cassé avec écriture en filigrane... Tout les matins, il s'entretient, fait des abdos (" je peux en faire 1000") et prend une douche parfaite: de multiples baumes fraicheur dans une chronologie et un rhytme parfait. Symphonie pour Quatuor de Gel Dop et Ushuaia Nature en do bécare... Il va finalement au boulot et pense à ce qui pourrait bien dénicher comme table sélect dans un restaurant new yorkais trés cher et trés demandé ("Le dorsia? mmh c'est possible").

Il est le financier que Besancenot penderait bien aux lanternes.

Sauf que, c'est l'inverse, le soir venu, Bateman s' amuse à disséquer des putes ou des clochards... Tout en filmant le tout.
Patrick Bateman est la Perversion.
Patrick Bateman: voilà un nom qui ne s'oublie pas.


L'adaptation est plutot fidéle, l'ambiance du livre y est mais le film manque parfois de vigueur et n'exploite pas tout à fait le personnage dans sa démesure. C'est quand meme Patrick Bateman, quoi, merde... Mais il illustre la folie d'un monde: une analyse sociologique du golden boy moderne qui souhaite donner à son accomplissement personnel une portée dominatrice.

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