Nombre de gens piégés

vendredi 8 octobre 2010

Smoking/No smoking (1993) d'A. Resnais


4h45 où le jeu d'acteur est consacré. Une mise en scène theatrale prenant place dans une petite bourgade anglaise recroquevillé autour de son école. De l'idiot du village, à la nymphomane de solide réputation, tout y est. Les scénari signés Jaoui-Bacri amusent et on aime entendre ces répliques truculentes "Mais, Miles, on ne change pas, je resterai toujours bete et superficielle". Connexions entre humour british et french pince-sans-rire attitude? Peut-etre, on ne sait pas... Le charme est là.

En tout cas, ce film, qui a maintenant une bonne quinzaine d'années, n'a pas vraiment vieilli tant les multiples scènari du film perdurent au cinéma et meme au theatre. L'amour impossible, les couples en destruction-reconstruction-construction, la femme, l'homme, la séduction,...(clins d'oeil à JLG). Au final, c'est plaisant et ça se laisse voir plutot docilement. Meme si de par sa longueur, on a l'impression que le réalisateur et les auteurs se retrouvent à bout de souffle (c'est plus fort que moi).
Enfin, la prouesse cinématographique est là. Resnais libère métaphysiquement le cinéma en proposant 12 fins possibles: il est un jeu pour le réalisateur qui est censé divertir le spectateur. On se retrouve dans la tete du scénariste au front perlant de sueur face à l'angoisse
de ne pas trouver une fin qui ne ressemble pas tout à fait à pas grand chose.
Treve de négation, le cinéma n'est pas un concept déterminé et determinant, il offre des libertés à celui qui sait voir et entreprendre par les idées, les folies.
Ou bien...
Mr. Mussles.

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