
4h45 où le jeu d'acteur est consacré. Une mise en scène theatrale prenant place dans une petite bourgade anglaise recroquevillé autour de son école. De l'idiot du village, à la nymphomane de solide réputation, tout y est. Les scénari signés Jaoui-Bacri amusent et on aime entendre ces répliques truculentes "Mais, Miles, on ne change pas, je resterai toujours bete et superficielle". Connexions entre humour british et french pince-sans-rire attitude? Peut-etre, on ne sait pas... Le charme est là.
En tout cas, ce film, qui a maintenant une bonne quinzaine d'années, n'a pas vraiment vieilli tant les multiples scènari du film perdurent au cinéma et meme au theatre. L'amour impossible, les couples en destruction-reconstruction-construction, la femme, l'homme, la séduction,...(clins d'oeil à JLG). Au final, c'est plaisant et ça se laisse voir plutot docilement. Meme si de par sa longueur, on a l'impression que le réalisateur et les auteurs se retrouvent à bout de souffle (c'est plus fort que moi).
Enfin, la prouesse cinématographique est là. Resnais libère métaphysiquement le cinéma en proposant 12 fins possibles: il est un jeu pour le réalisateur qui est censé divertir le spectateur. On se retrouve dans la tete du scénariste au front perlant de sueur face à l'angoisse
de ne pas trouver une fin qui ne ressemble pas tout à fait à pas grand chose.
Treve de négation, le cinéma n'est pas un concept déterminé et determinant, il offre des libertés à celui qui sait voir et entreprendre par les idées, les folies.
Ou bien...
Mr. Mussles.
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